J'ai lu, j'ai vu, j'ai entendu, j'ai joué n°77
Donc, on enchaîne sur les billets autour de ma consommation culturelle. Variée, très variée. Avec de l'excellent et du OK. En espérant vous donner envie de découvrir de nouvelles choses.
Hérésie - Witte Wieven
J'avais rapidement entendu parler de Hérésie (Witte Wieven en version originale) lors de l'épisode sur le PIFFF de Jumpscare. Et puis, un nouvel épisode lui a été entièrement consacré et est rentré un peu plus en détail sur ce que proposait le film, l'accompagnant d'une interview du réaliser, Didier Konings. Et après l'avoir écouté, et bien, je voulais découvrir tout ça. Alors j'ai créé un compte ShadowZ (merci la promo Jumpscare, et bordel la malle à trésors que je viens d'ouvrir !) et j'ai regardé le film.
Une heure dans un village de l'an mil, sans doute dans ce qui deviendra les Pays-Bas. Un village, une forêt. Interdite. La limite entre les deux est marquée par une grande croix. Et l'on va suivre le destin de Frieda, une jeune femme qui n'arrive pas à avoir d'enfants et se fait rejeter, malgré ses prières et ses supplications envers le prêtre local.
Une tragédie va l'amener dans la forêt, où elle fera l'expérience d'une rencontre avec la créature que les villageois redoutent. Le Diable ? Autre chose de plus ancien ? On ne le saura pas, et il n'y a pas besoin d'explications.
Le film est magnifique. Le traitement des couleurs et de l'obscurité méritent le détour et de ne pas regarder ça sur un écran de portable. Le traitement de la forêt, que ce soit par l'image, l'éclairage, les plans ou la musique, est vraiment maîtrisé et permet de donner un sacré contraste avec la lenteur, la lourdeur et l'apitoiement de ce qu'il se passe au village.
Point fort, je trouve, Anneke Sluiters incarne vraiment bien Frieda et son évolution dans sa situation. Elle a un regard envoûtant, transportant.
Attention, tout de même. On parle ici de violence sexuelle, de body horror, de religion ostracisante.
Hérésie est disponible sur ShadowZ en SVOD.
Mickey 17
- Séduit par le pitch, sans rien vraiment savoir d'autres.
- Une construction maligne, à base de flashbacks bien gérés
- Robert Pattinson est au top. Arrivant à faire vivre plusieurs personnages différents mais semblables.
- Une SF satirique, qui tire à balles réelles...
- ... mais qui sait aussi raconter une histoire d'humanité, avec des moments extrêmement touchants (notamment grâce au personnage de Naomi Ackie)
- Mark Ruffalo et Toni Collette là où je ne les attendais pas, dans un excès qui, aujourd'hui, ne semble même pas démesuré
- Un final qui aurait pu être légèrement raccourci
The Riddler - Année Un
- Préquelle officielle du film The Batman, autour du personnage de The Riddler. Paul Dano, son interprète, y est ici le scénariste.
- Comment est né le personnage que l'on rencontre dans le film ? Voilà la finalité de ce comics, qui ne propose pas une histoire riche en rebondissements ou avec un scénario de thriller classique. On explore la psychologie du personnage et son basculement, en explorant également cette version de Gotham.
- Un dessin brut, âpre, parfois torturé, qui colle parfaitement au récit et évolue avec celui-ci. On sort d'un dessin classique. Stevan Subic sublime ainsi cette histoire.
- Une bonne surprise, sans Batman.
Radio Tombola
- Un podcast/playlist mené par Ben Felten et Jimi Inc., disponible sur Soundcloud.
- Juste quelques morceaux passés comme ça, sous la forme d'un cadavre exquis. Un des animateurs propose un morceau, et l'autre enchaîne avec un autre, autour des covers improbables.
- Une heure musicale très agréable, et les petites précisions autour des différents morceaux permettent d'enrichir le tout.
- Varié, très. Et un plaisir de découvrir d'autres sonorités sur des mélodies qui attrapent l'oreille.
Modern Family, saison 1
- À la recherche d'une sitcom à partager en famille, j'ai décidé de retourner voir ce trio de familles.
- Une saison 1 qui se cherche parfois sur le comportement de certains personnages (Phil et Jay, surtout).
- On rigole, c'est très situationnel et parfois très physique (à la Chaplin/Keaton)
- Léger, tolérant, moderne. On verra si ça me touche autant que The Office sur le long terme.
Reacher Saison 3
- Une saison 1 très réussie, une saison 2 très décevante, c'était la dernière chance pour Reacher...
- Un côté "petite ville" qui revient, et l'abandon du côté "équipe"
- Une introduction vraiment accrocheuse
- De la violence. Trop. Sans questionnement ni conséquences réelles. C'est quoi le body count ici ?
- Les enjeux de la saison qui mettent trop de temps à arriver (le grand méchant, la fille disparue...)
- Certains méchants qui partent trop vite, alors qu'ils étaient amusants
- Un final trop facile, sans embûche (une fois débarrassé de la montagne)
- Pas de saison 4 pour moi, j'ai assez donné